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Châtel-Guyon, l’historique

Jadis place-forte du comte Guy II d’Auvergne (fin XIIe s.) dont elle tire son nom, Castrum Guidonis, Châtel-Guyon se développa rapidement grâce à la riche activité agricole et surtout viticole de la région.
Les nombreuses sources de la ville, dont le bruit particulier leur vaut le surnom de « Gargouilloux », suscitent l’intérêt des chercheurs dès le XVIIe s. mais c’est surtout à partir de 1817, date de la création d’un établissement de bains, qu’elles vont donner à ce lieu une renommée internationale. Les soins que l’on peut y recevoir, tout autant que la vie mondaine qui s’y développe, attirent alors toute la haute société. Guy de Maupassant y séjourna en 1886 et écrivit un roman, Mont-Oriol, dont l’action se passe à Châtel-Guyon, dans le milieu des participants aux cures thermales.
Devant l’afflue de touristes et curistes, la ville se dote de nouvelles constructions au début du XXe s. en faisant appel à de prestigieux architectes parisiens : outre les grands hôtels comme l’actuel Splendid, un élégant complexe thermal voit le jour, incluant casino et théâtre qui doivent beaucoup au célèbre Niermans, architecte du Moulin Rouge, de l’Olympia et de l’hôtel Negresco à Nice, tandis que la gare est l’œuvre de Toudoire, auteur notamment de la Gare de Lyon à Paris, de celle de Bordeaux et de Toulouse-Matabiau.
Autre curiosité, l’église Sainte-Anne, bâtie en 1845, fut rénovée en 1956 et, à cette occasion, le célèbre artiste estonien Nicolas Greschny accomplit la performance d’y réaliser, en 60 jours, plus de 800m² de fresques. Ces œuvres exceptionnelles, que l’on peut toujours venir admirer, sont influencées par le style byzantin des peintures d’icône et traitent toutes du thème de l’Apocalypse. L’église reçut également des vitraux en cristal de Baccarat réalisés par l’artiste suisse, de renommée internationale, Yoki.